(euro,fouquereau,bce,wikileaks) Les monnaies : le monde change, déflation jusqu'à ce jour, inflation à partir d'aujourd'hui, l'euro, lui, reste fidèle aux directives européennes surévaluation constante par rapport à toutes les autres monnaies - L'euro continuera à tuer nos économies, avant de nous tuer tous.
Deux informations importantes en cette fin d'année :
1° L'affaire Wilileaks démontre qu'avec internet, le secret n'en est plus un et qu'il n'en sera plus jamais un.
2° Alors que les monnaies du monde entier roulent vers l'inflation qui efface les dettes, l'euro roule à contre sens, nous entraînant vers la déflation qui amplifie le montant de l'endettement. L'accident mortel attend les Etats-membres de la zone euro, au coin de la rue.
Ce que n'a pas compris Monsieur Trichet et les thuriféraires de la monnaie unique : La crise due à une surabondance de crédits, donc de liquidités, donc de dévaluation de la plupart des monnaies et, venue d'Amérique, a provoqué un endettement gigantesque des Etats du monde occidental et du Japon, très lié à notre monde, sur le plan économique. Auparavant, nous avions assisté, sans nous y opposer bien au contraire, à une globalisation génératrice, de baisse des prix dans l'industrie et les services, provoquant délocalisations et transferts de richesses de notre monde vers un autre monde.
Pour contrer le départ de tonnes de dollars, l'Amérique s'est mise à imprimer des billets autant qu'elle possédait de teinture verte pour les convertir. Nous avons donc tous été confrontés à une longue période de déflation, qui s'est totalement opposée à la formation de cette valeur ajoutée si nécessaire à l'investissement, seul incitateur pour la recherche de produits et procédés nouveaux. L'avenir de nos pays a été sacrifié, ainsi que celui des générations suivantes, simplement pour une question de paix sociale.
Alors que l'Ue en général et la zone euro en particulier, suivaient la politique du laisser fairisme à la mode, la BCE suivait cette voie dans le domaine économique, mais une autre voie dans le monde financier : celle de la discipline monétaire, en interdisant d'abord, puis en traînant les pieds ensuite, la baisse de ses taux longs. Bien évidemment, entre un taux d'intérêt faible et un taux fort, l'investisseur préfère toucher plus, surtout s'il est sûr que son capital augmentera en valeur plomb, et non pas en volume plume.
Les USA, l'Angleterre et d'autres encore ont choisi la fabrication à outrance de billets, créant une BAISSE de la valeur de chacune des monnaies, et une HAUSSE du prix des matières premières (le prix du pétrole a plus que doublé en quelques mois, celui du cuivre et des productions alimentaires aussi) créant la ruine des pays plus importateurs qu'exportateurs (le déficit de notre balance commerciale atteint des sommets, en 20 ans nous aurons dépensé tous nos avoirs)
Le monde occidental vient, pour la plupart de ses membres, de prendre conscience qu'il était impossible de perdre en 20 ans tout ce qu'il possédait, il procède donc à une politique plus inflationniste, comme celle menée par les pays émergents, afin de solder une grande partie de sa dette. SAUF la zone euro engluée dans son idéologie dévastatrice, qui pense encore, que le marché peut tout réguler, et surtout la valeur des monnaies.
Pour ces raisons et d'autres (vieillissement des populations, sous compétitivité et surévaluation de la monnaie) les Etats-membres de la zone euro sont voués à connaître la pire des solution, appelée désormais STAGFLATION, que vient de décrire Nicolas Baverez, même si... Chômage de masse, croissance molle voire nulle, inflation due uniquement aux autres, donc trop faible pour effacer le montent des endettements, mais assez forte pour déclencher une forte demande d'augmentation des salaires et des allocations de toute sorte. C'est l'asphyxie assurée pour les Etats membres de l'Ue
Toutes les banques centrales dans le monde, vont se mettre d'accord, pour accompagner l'inflation nécessaire, afin qu'elle efface des dettes, mais sans déborder, ce qu'elle a commencé à faire en Chine, Inde, Brésil etc, ce qu'elle devrait faire, pour sauver quelques Etats, Irlande, Grèce, Portugal, Espagne, Italie, Belgique. Une seule banque centrale reste perchée sur ses convictions : La BCE qui va nous réduire au stade d'Etats indigents.
Aux USA, comme le FPF l'annonçait il y a peu : 46 Etats sur 50 sont pratiquement en état de cessation de paiements, leur endettement cumulé, dépassant celui de l'Etat fédéral
Vont-ils mourir comme nos amis de la zone euro? Que nenni, d'abord la loi leur interdit de se mettre en faillite, ensuite , alors que dans la zone euro, ils doivent se débrouiller en empruntant en supportant des intérêts insupportables, l'Etat Fédéral d'Amérique prête aux Etats simplement en faisant tourner la planche à billets et à des taux souvent proches de zéro. La BCE cherche à gagner de l'argent sur le dos des Etats-membres malades, alors que les Etats-Unis cherchent à sauver, en priorité, les leurs
Pour répondre à l'un de nos amis : Il n'y a aucune question à se poser sur l'euro. De toutes les zones économiques, de toutes les zones monétaires, une seule prend l'eau, celle issue du traité de Maastricht. L'Asie possède une croissance à deux chiffres, l'Amérique 4 points, croissance mondiale 5 - NOUS 1% - et uniquement parce que l'Allemagne tire une croissance négative, vers le positif - je ne vois pas du tout quelle autre réponse que celle ci :
La survie de 15 des 16 Etats membres (17 au 1; 01.2011) ne tient uniquement qu'à la disparition de la zone euro et de la monnaie unique.
Nous en sommes arrivés à un tel point que notre survie ne dépend plus que de la monétisation de notre dette. Or la BCE l'interdit complètement - Entre la mort de l'Etat-nation et celle de la BCE, le FPF a choisi depuis toujours c'est OUI à l'Etat-nation FRANCE
Henri Fouquereau
Secrétaire Général du Forum Pour la France |
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