En 2010, il faudra vous méfier des Etats PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 14 Janvier 2010 15:50

Crise financièreLes obligations souveraines européennes sont pour la première fois plus risquées que celles des grandes entreprises. Voilà ce que nous apprend le Financial Times. Nous vous parlons depuis plusieurs mois déjà du danger de krach obligataire, il semblerait que nous ne soyons enfin plus les seuls à nous en inquiéter.

Pour résumer, il vous coûtera maintenant plus cher de vous assurer contre le risque de défaillance sur les obligations souveraines de 15 nations européennes – dont la France, l'Allemagne ou le Royaume-Uni – que contre le risque collectif d'obligations des 125 plus importantes entreprises de la planète.
 


Le temps est loin où les obligations d'Etat étaient considérées comme le plus sûr de tous les investissements. Rien n'est immuable, surtout pas la confiance.

Nous sommes au début du processus. Le métier des assureurs est d'évaluer le risque. Et ils le déterminent souvent bien avant que les agences de notations ou les investisseurs (qui sont généralement les derniers prévenus) ne prennent conscience du danger. Manifestement, pour les assureurs, le risque grandit de voir des nations perdre leur note "AAA". Un risque qui ne plane pas seulement sur des nations dans le collimateur des agences de notation, comme la Grèce, l'Espagne ou le Portugal, mais aussi sur les obligations souveraines d'Etats autrefois réputés pour leur solvabilité comme les Etats-Unis ou le Royaume-Uni.

Pauvres Etats. Non seulement, ils n'ont plus un sou vaillant, mais en plus, la confiance des assureurs et des agences de notations s'évanouit à vue d'oeil. La Grèce en est réduite à maquiller ses chiffres pour planquer son déficit public sous le tapis. C'est ce que nous apprend le Financial Times. Un rapport de la Commission européenne a dénoncé la falsification de l'estimation grecque de son déficit budgétaire et de sa dette publique. L'estimation du déficit public grec pour 2009 est ainsi passée de 5% (estimation fournie en avril) à 12,5% selon les dernières données (en octobre).

La montagne de dettes accumulées par les Etats depuis 18 mois – le déficit public de la France a doublé en un an – est bien évidemment la principale raison de l'inquiétude des assureurs. Mais comme le rappelle le Financial Times les dettes obligataires des pays européens ne sont pas toutes aussi risquées. Les obligations souveraines des pays comme de la Grèce ou du Royaume-Uni, dont l'endettement atteint des records, sont bien plus risquées que celle de l'Allemagne dont les finances publiques sont moins détériorées.

A MoneyWeek, nous sommes encore plus prudents, même la dette obligataire allemande nous inquiète, comme vous l'explique Pierre Tenaud dans le dernier numéro de MoneyWeek. [Pas encore abonné ? N'attendez plus pour profiter de trois numéros d'essai gratuits...] Nous préférons la dette de pays émergents riches en matières premières.
 

- Osez ! Mettez l'empire du Milieu dans votre portefeuille ! Camille-Yihua Chen vous conseille sur les sociétés sur lesquelles investir en Chine, mais aussi sur les outils qui vous permettront de profiter de cette nouvelle puissance économique. Retrouvez notre dossier spécial dans le tout dernier numéro de MoneyWeek.
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- Décidemment, la Chine fait parler d'elle tous les jours. Hier, c'est l'affaire Google qui mettait en lumière les pratiques douteuses de l'empire du Milieu. Des attaques chinoises contre les comptes Gmail de militants chinois des droits de l'homme aurait été repérées par Google. Une information qui a fait réagir jusqu'à Hillary Clinton.

Quant à la réaction de Google, la tentaculaire société envisagerait de se retirer du marché chinois en signe de protestation et a immédiatement supprimé la censure de son moteur de recherche en Chine. C'est louable effectivement. Mais cela nous rappelle surtout que jusqu'à présent Google avait plutôt été dans le sens de Pékin en acceptant de censurer le résultat de ses recherches.

En tout cas, cette affaire fait un gagnant : le moteur de recherche chinois Baidu que nous vous avions conseillé dès août 2008. Une valeur qui a gagné plus de 300% sur un an. L'action Baidu a d'ailleurs grimpé de 14% hier, alors que Google perdait 0,5%.

Source: http://www.moneyweek.fr/conseils/02581/google-baidu.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Moneyweek-fr+%28MoneyWeek%29

 
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