Le « gentil » Ouattarra, va t-il triompher du « méchant » Gbagbo ? Outarra, alias ADO pour les intimes, est un pote de DSK au FMI, mais serait aussi lié à la CIA. Beaucoup de sigles en 3 lettres non ? Derrière l’habituel catéchisme des médias, on retrouve tous les ingrédients du Mondialisme le plus carnassier. Dernier gibier dans la ligne de mire : la Côte D’Ivoire. Une nation africaine forte, possédant d’immenses ressources naturelles, qui est priée de laisser sa place à la construction d’un Bloc Africain unifié, pour le plus grand bonheur des marchés, multinationales et autres vampires apatrides.
Conte de Noël Ivoirien
Difficile d’échapper au nouveau matraquage qui agite la médiacratie française en ce moment sur la Côte d’Ivoire. Comme d’habitude avec nos journalistes, la situation est simple et se découpe entre les gentils emmenés par le très gentil Alassane Outarra, contre les méchants, avec à leurs têtes, le très méchant Laurent Gbagbo qui s’accroche au pouvoir comme une sangsue à sa proie. Les « défenseurs de la démocratie occidentaux », Naboléon en tête, sont bien sûr là pour que la liberté l’emporte. Cette belle histoire, vous la connaissez, on nous l’a assez servie comme « conte de Noël » entre deux diatribes contre la neige qui empêche nos bons français de « consommer » leurs vacances dans des contrées exotiques et pas chères. Une unanimité qui ne souffre d’aucune nuance. Au passage, nous pouvons admirer et tirer notre chapeau à l’ensemble de la presse française qui se distingue encore une fois par sa profonde inutilité et malhonnêteté. Ont il une seule fois donné la parole au camp adverse ? donner la parole aux Ivoiriens ? Les envoyés spéciaux sont ils sortis de l’Hotel de luxe dans lequel campe le camp de Ouatarra ?
Bref, avant même de commencer à se renseigner, un esprit habitué aux fourberies du Système aura déjà ressenti la puanteur de la manipulation à grande échelle qui s’exhale des dossiers médiatiques servis aux français sur ce sujet. Nos médias sont sûrement trop occupés à relayer benoîtement les gesticulations du nain de l’Elysée, lui-même dernier wagon de la locomotive Américaine en matière de politique étrangère.
Donc Gbagbo est le « mal » incarné en Afrique, accusé de fraudes éléctorales, et ne veut pas quitter le pouvoir, ce serait le Roi « illégitime », qui empêche le bon ADO de mener les réformes réclamée par cette fameuse « Communautée Internationale ». D’abord fraude, il y a eu des deux côtés, l’une est elle plus grave que l’autre ? Gbagbo serait illégitime ? Plus qu’un Moubarrak régulièrement élu avec 95 % des voix et dont le régime ne tient que par perfusion de dollars US. Bien sûr Moubarrak n’a pas son pareil pour maintenir la bande de gaza hermétiquement close, et son muselage des Frères Musulmans arrange tout le monde Washington à Tel Aviv en passant par Paris…. Bref, Gbagbo est un « dictateur » qui ne sert plus à rien, qu’il est temps de remplacer par quelqu’un de plus « attentif » aux intérêts »internationaux ». Plusieurs forces travaillent de manière souterraine dans ce conflit. Des « forces » que nous ne connaissons que trop bien et qui travaillent inlassablement au même but : la construction de cinq blocs continentaux unifiés, appelés à devenir le squelette du futur gouvernement mondial qu’ils appellent de leurs voeux.
La « FrancMacAfrique »
Bien sûr, nous venons vite aux intrerêts économiques en Afrique et ils sont énormes, suscitant les appétits et la convoitise de toutes les organisations supranationales qui se repaissent des cadavres des Nations. on retrouve les traces de tabliers mal lavés dans cette crise ivoirienne. : « Au plan africain, les ennemis les plus acharnés du régime de Laurent Gbagbo sont des francs-maçons très actifs. » (…) Certains analystes pensent qu’il est exagéré de penser que les francs-maçons sont les ennemis objectifs de la Côte d’Ivoire républicaine. Pour eux, le fait principal est qu’après la disparition des réseaux Foccart et l’atonie des réseaux Pasqua, le « club » le plus efficace utilisé par la « Françafrique » est celui de la « maçonnerie ». Ainsi, il n’est pas inutile de noter l’imbrication historique entre les services secrets français et les « frères de lumière » : deux patrons du « Grand Orient », ces dernières années, ont été des hommes du renseignement : Michel Baroin et Philippe Guglielmi. En Côte d’Ivoire aussi, des francs-maçons ont souvent été des « honorables correspondants »…
Comme on le voit l’activité des Frères .: en Afrique est pour le moins visible et puissante, les réseaux français qui ont perpétués le pillage des ressources dans un contexte de Post-colonisation sont les intérêts financiers, servis par les relais maçonniques. Evidemment, on ne peut passer sous silence les intérêts de Bolloré en Côte d’Ivoire, ami proche de Sarkozy, . Celui-ci va plus loin : « Philippe Evanno souligne que cette affaire traduit «une opposition entre l’ONU et une nation. Plus généralement, on peut se demander si nous ne sommes pas en train d’assister à un renversement de situation concernant la gestion des dossiers africains et leur domination actuelle par les organisations internationales contrôlées par les États-Unis». En réalité, «cette crise a eu pour mérite de manifester au grand jour le fait que les organisations africaines étaient sous contrôle américain.«
ADO, l’homme lige des élites internationalistes
Ce système de domination s’appuie sur des réseaux, la Franc Maçonnerie, les multinationales, les organisations non gouvernementales, les organisations supranationales et sur des pions que l’on couvre de titres ronflants qui permettent d’infuser ce sentiment d’unanimité partout. l’homme de la situation, depuis ses débuts de jeune économiste au FMI dont il a gravit les échelons jusqu’a devenir directeur adjoint de l’institution, en passant par un poste de ministre , ADO a vraiment le profil Mondialiste type. A ce titre, il pratique le copinage, les intrigues et les « petits arrangements entre amis » comme un précepte quasi « religieux ». Son épouse juive séfarade de Constantine (Algérie) est fidèle aux « valeurs » de son mari. Cette « femme fatale » n’a cessé d’agir dans l’ombre des chefs d’Etat africains, allant de manigances en combines financières pour se hisser, ainsi que son mari, jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir. Ce qui permet à ce même bloggeur ivoirien de conclure après avoir décrit les nombreux « business » de Madame : « Le cumul des activités très rémunératrice d’ADO et l’empilement de « pompes à fric » de Dominique supposent des moyens de réintégration « légale » sur des comptes en banques des fortunes ainsi dégagées. Il faut donc couvrir cela sous une apparence inattaquable. C’est donc l’humanitaire qui devient la priorité. Tout d’abord, à partir 1980, elle effectue des missions « humanitaires » en Côte d`Ivoire. Les flux financiers prenant de l’ampleur, elle décide, en 1998, de créer la fondation Children of Africa. Quoi de plus imparable ? Qui croirait que les enfants d’Afrique sont la couverture d’un gigantesque système de prédation et de transferts de fonds. Cosa Nostra en a rêvé, Domnique Ouattara l’a fait ! »
Un couple modèle avec de bonnes relations dans les cercles de pouvoir et notoirement lié à la CIA s: « il est évident que depuis longtemps la CIA téléguide avec quelques longues cornes, et assez facilement semble-t-il, le couple Alassane et Dominique Ouattara ».
On retombe toujours sur les péchés mignons des mondialistes : les ONG, les organisations supranationales, les « think thank », CIA, l’humanitaire… Jamais les voies de l’Enfer n’avaient été aussi bien pavées de toutes leurs bonnes intentions.
Il serait injuste de clôturer ce chapitre sur ADO, sans le citer dans le texte. A l’instar de ses amis, il pratique l’Open Conspiracy et a déjà livré ses intentions et ses objectifs dans des discours. Il est à ce titre utile de remonter un petit peu en arrière lorsque le jeune Ouatarra faisait l’espoir de ses maîtres au FMI. Ainsi, ce discours tiré du site du FMI est éloquent à plus d’un titre sur ce qu’il se passe vraiment en Afrique et dont la Côte d’Ivoire n’est que la terrible illustration :
Allocution de M. Alassane D. Ouattara
Directeur Général Adjoint du Fonds Monétaire International
à la 1ère Conférence des Ministres de l’Économie
et des Finances de la Francophonie
Monaco, le 14 avril 1999
Le discours n’est qu’un recyclage africain des poncifs mondialistes : « l’Afrique n’échappera pas à la Mondialisation, il ne faut pas essayer de s’y soustraire » … « les pays en voie de développement n’ont pas vraiment le choix … ils devront s’intégrer aux marchés internationaux s’ils veulent réussir… » On peut noter aussi l’exaltation du modèle de l’Union Européenne comme voie à suivre ses « succès depuis les années 50 sont une preuve des avantages de l’intégration régionale ». On retrouve aussi ce discours récurrent des mondialistes, à savoir que de toute façon nous n’avons pas le choix, il y a une seule solution et ce sont eux qui nous la proposent et de toute façon nous l’imposeront !
C’est le mécanisme bien connu de mise en place du Nouvel Ordre Mondial par la création de Blocs Continentaux Unifiés. Les références à ce sujet ne manquent pas : Pierre Hillard, Aldous Huxley…. : » Une Union mondiale pourrait être construite comme une super-structure et un système commun de politiques des cinq continents. On pourrait concevoir cinq Unions continentales: l’Union européenne, union Américaine, union Africaine, union Asiatique et une Union Australienne. »
Vers l’Union Africaine et vers le Nouvel Ordre Mondial
Une fois que les mondialistes auront eu la peau de Gbagbo, ils vont pouvoir installer leur domination d’une manière plus efficace. Une grande Nation comme la Côte d’Ivoire, doit être mise à genoux pour laisser place à l’Union Africaine, calquée sur le modèle de l’UERSS. Les calendriers étant décidément bien fait avec un budget de 42.68 milliards de dollars. Le but serait de faciliter l’intégration effective et prévisible des économies africaines à travers notamment l’harmonisation des politiques économiques et financières, l’élimination progressive des taux de change différents et des entraves à la production et au commerce, ainsi que l’octroi de ressources financières nécessaires pour assurer la stabilité des fondements macroéconomiques des États parties.
On touche donc là la vraie signification de toute cette mascarade, de cette « croisade » médiatique et politique contre le « mal ». « Aujourd’hui, c’est la place et la domination des États-Unis sur le continent africain qui sont en jeu. le bouclage de cette domination se joue sur la présidentielle ivoirienne, puisque c’est sur cette présidentielle que l’on joue l’annulation pure et simple de la souveraineté des Etats africains». Une perte de souveraineté de Etats pour l’accélération des plans de « fusion/acquisition » des Continents par les internationalistes. Peut être, aussi que les immenses richesses naturelles de Côte d’Ivoire (pétrole, cacao, bois, café, ressources minières…) les rendent aussi impatients? Surtout dans un contexte de rivalité avec les chinois, bien décidés eux aussi à profiter des richesses de l’Afrique.
En tout cas, le grand mouvement est lancé…
Les derniers bastions de souverainetés nationales sont en train de tomber, le Nouvel Ordre Mondial est en marche, et comme il nous l’avait promis, Sarkozy nous y entraîne sans que rien ne semble pouvoir les arrêter. Ici comme ailleurs, les derniers Etats souverains doivent faire allégeance au futur pouvoir mondial, ceux qui refusent sont les « méchants », l’histoire retiendra surtout qu’ils furent les pions usés d’un pouvoir supranational qui n’a pas d’amis, mais qui n’a que des esclaves. Cela ne vous rappelle personne ?
011. Crise du capitalisme hégémonique.
Appauvrissement, faim et plus grande vulnérabilité des zones de vie
2010. Une année qui a vu l'économie mondiale réelle gravement affectée par la crise financière. Les économies des pays riches ont été fortement fragilisées par des déficits budgétaires élevés et une lourde dette nationale, ce qui a placé plusieurs d'entre eux dans une situation les obligeant à sabrer dans les dépenses publiques mettant en péril les programmes sociaux. En février 2010, concernant l'avenir de l'économie mondiale, « on a pu constater qu’un tel processus est bien en cours : États au bord de la cessation de paiement, montée inexorable du chômage, chute de millions de personnes hors des filets de protection sociale, baisses de salaires, suppressions de services publics, désagrégation du système de gouvernance globale (échec du sommet de Copenhague, confrontation croissante Chine/USA, retour du risque de conflit Iran/Israël/USA, guerre monétaire globale, etc…)» Pourtant, selon le même organisme, nous ne sommes qu'au tout début de cette phase. L’aggravation brutale de la crise systémique globale va ainsi être caractérisée par une accélération et/ou un renforcement des cinq tendances négatives fondamentales suivantes:
. «L'explosion de la bulle des déficits publics et la montée corollaire des cessations de paiement d'États;
. La collision fatale du système bancaire occidental avec la montée des défauts de paiement et le mur des dettes arrivant à maturité;
. L'inéluctable remontée des taux d'intérêts;
. La multiplication des sujets de tension internationale;
. L’insécurité sociale croissante».
d'analyser le « cas grec », parce qu'il paraît emblématique de ce que nous a réservé l'année 2010 et parce qu’il « illustre parfaitement l'évolution de l'information sur la crise mondiale dans le sens d’une « communication de guerre » entre blocs et intérêts de plus en plus conflictuels. En clair, c'est un « must » pour parvenir à déchiffrer l'information mondiale des mois et années à venir qui va être un vecteur croissant d'opérations de manipulation»
I. Un appauvrissement généralisé et l’augmentation de la faim
Cette situation exerce et exercera un impact considérable sur les économies des pays pauvres en les rendant encore plus vulnérables aux fluctuations des prix des matières premières et aux manoeuvres spéculatives dans le marché mondial. Selon les organismes des Nations Unies l'appauvrissement de millions de personnes va s'accentuer et ainsi le cortège des affamés et des sans-abri va s'accroître. 925 millions de personnes sont victimes de faim chronique dans le monde en 2010 dont 15 millions dans les pays riches. Selon la Croix-Rouge internationale, plus de 827,6 millions vivent dans des logements insalubres étant contraints de se réfugier dans des bidonvilles (AFP-Genève, 2010). Selon la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) « le nombre de pays très pauvres a doublé en quarante ans passant de 25 en 1971 à 49 en 2010 et il en fut de même pour le nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté depuis les années 1980 » (AFP Genève, 2010). Dans son rapport 2010 sur les 49 pays les moins avancés (PMA) du monde la CNUCED « estime que le modèle de développement qui a prévalu jusqu'à présent pour ces pays a échoué et que son architecture est à revoir» (AFP Genève, 2010).
II. Des catastrophes d’origine naturelle et humaine d’une grande ampleur
À cette situation inquiétante. tant au Nord comme au Sud, s'est ajoutée une série de catastrophes d'origine naturelle et humaine d'une grande ampleur. Selon le réassureur Swiss Re, les catastrophes ont pesé lourd sur l'économie mondiale en 2010, la grevant de 222 milliards de dollars, soit plus du triple qu'en 2009 (AFP Genève, 2010). Ces catastrophes ont été très dévastatrices pour l'environnement naturel et pour les établissements humains: le tremblement de terre en Haiti en janvier a causé la mort de 225 000 personnes et dévasté une portion non négligeable du territoire national; le passage de la tempête Xynthia a balayé l'Europe de l'Ouest en février; le même mois, un violent tremblement de terre d’une magnitude de 8.8 a frappé le Chili; l'explosion de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon a causé la plus grande marée noire de l’histoire des États-Unis dans le golfe du Mexique en avril;; des inondations d'une ampleur sans précédents ont couvert des territoires immenses au Pakistan et en Chine en juillet (AFP-Genève, 2010).
III. Des dépenses militaires mondiales en hausse constante
Tandis que des cris d'alarme des organisations internationales retentissent sans relâche concernant la pauvreté, la faim et le dénuement de centaines de millions d'habitants de cette planète, les pays riches consacrent des sommes colossales pour l'acquisition d'armements pour la guerre et sa préparation.
On peut affirmer que la crise économique n’a pas affecté le secteur de la défense En effet, les dépenses militaires ont continué de s’accroître et les chiffres de 2010 et ceux qui sont prévus pour 2011 montrent des sommes additionnelles très importantes pour les budgets de la défense et de la sécurité. Les données des budgets des États-Unis dans le domaine de la défense montrent des augmentations substantielles. atteignait la somme de 661 milliards de dollars en 2009 et celui qui est prévu pour 2011 devrait se situer autour de 749,5 milliards de dollars.
En 2010, les dépenses pour les activités militaires proprement-dites atteignaient, aux États-Unis, la somme de 719,2 milliards de dollars, l’assistance aux Vétérans 125,9 milliards de dollars, l’aide militaire étrangère 9,9 milliard et l’aide économique étrangère 41,2 milliards Les contrats d’approvisionnement de nouveaux équipements de combat ont monté en flèche. Des ententes sur des achats d’avions de chasse ont été conclus avec les principales entreprises de fabrication de matériel de guerre
Selon les données d’un rapport du SIPRI «les dépenses militaires mondiales ont atteint de nouveaux records en 2009 sans connaître l'effet de la crise économique, tirées par les États-Unis où le changement d'administration n'a pu renverser les tendances. Au cours de l'année écoulée, le monde a consacré 1.531 milliards de dollars (1.244 milliards d'euros) au secteur militaire, soit à prix constant une augmentation de 5,9% par rapport à 2008 et de 49% par rapport à 2000, écrit l'Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (SIPRI)».
On peut constater que rien n’est négligé pour les préparatifs de la guerre et pour la sécurité et la surveillance des réservoirs de ressources stratégiques et des infrastructures de production. Il en va de la prospérité des plus puissants de cette planète.
IV.nous allons vers la très grande panne du système économique et financier mondial.
Nous reproduisons, ici, in extenso, Celle-ci révèle qu’au cours des prochains mois nous allons assister à une détérioration progressive de l’économie américaine avec des effets dévastateurs d”abord pour plus de 60 millions de personnes qui vivent aux États-Unis mêmes puis pour toutes les couches de la société occidentale.
« le second semestre 2010 est bien caractérisé par une aggravation brutale de la crise marquée par la fin de l’illusion de reprise entretenue par les dirigeants occidentaux et les milliers de milliards engloutis par les banques et des plans de « stimulation » économiques sans efficacité durable.
Les prochains mois vont dévoiler une réalité simple mais particulièrement douloureuse : l’économie occidentale, et en particulier celle des Etats-Unis, n’est jamais vraiment sortie de récession». Les sursauts statistiques enregistrés depuis l’été 2009 n’ont été que les conséquences passagères d’une injection massive de liquidités dans un système fondamentalement devenu insolvable à l’image du consommateur américain ».
Au cœur de la crise systémique globale depuis son origine, les Etats-Unis vont donc démontrer dans les prochains mois qu’ils sont à nouveau en train d’entraîner l’économie et la finance mondiales au « cœur des ténèbres » car ils ne parviennent pas à sortir de cette « Très Grande Dépression US.
Ainsi, à l’issue des soubresauts politiques des élections américaines de Novembre prochain, sur fond de taux de croissance redevenus négatifs, le monde va devoir affronter la « Très Grande Panne » du système économique et financier mondial fondé depuis plus de 60 ans sur l’absolue nécessité pour l’économie américaine de ne jamais se trouver durablement en récession.
Or, la première moitié de 2011 va imposer à l’économie américaine une cure d’austérité sans précédent plongeant la planète dans un nouveau chaos financier, monétaire, économique et social.
Les trimestres à venir vont être particulièrement dangereux pour le système économique et financier mondial.
Le patron de la Fed, Ben Bernanke, a d’ailleurs fait passer le message aussi diplomatiquement que possible lors de la récente réunion des banquiers centraux mondiaux à Jackson Hole dans le Wyoming: Bien que la politique de relance de l’économie américaine ait échoué, soit le reste du monde continue à financer à perte les déficits US et espère qu’à un moment donné ce pari sera payant et aura évité un effondrement du système global, soit les Etats-Unis vont monétiser leur dette et transformer en monnaie de singes l’ensemble des Dollars et Bons du Trésor US possédés par le reste de la planète.
Comme toute puissance acculée, les États-Unis sont désormais ainsi obligés de joindre la menace à la pression pour pouvoir obtenir ce qu’ils veulent. Il y a à peine plus d’une année, les dirigeants et responsables financiers du reste du monde s’étaient portés volontaires pour « remettre à flot le navire USA.
Aujourd’hui pourtant les choses ont bien changé car la belle assurance de Washington s’est avérée n’être qu’une pure arrogance fondée sur la prétention d’avoir compris la nature de la crise et l’illusion de posséder les moyens de la maîtriser.
Or, la croissance américaine s’évapore trimestre après trimestre et redeviendra négative dès la fin 2010 ; le chômage n’en finit pas de croître entre la stabilité des chiffres officiels et la sortie en six mois de plus deux millions d’Américains du marché de l’emploi ; le marché de l’immobilier américain continue à être déprimé à des niveaux historiquement bas et va reprendre sa chute dès le quatrième trimestre 2010 ; enfin, comme on peut aisément l’imaginer dans ces conditions, le consommateur US reste et restera durablement aux abonnés absents puisque son insolvabilité perdure voire s’aggrave pour l’Américain sur cinq qui n’a pas de travail.
Derrière ces considérations statistiques se cachent deux réalités qui vont radicalement modifier le paysage politique, économique et social américain et mondial des prochains trimestres au fur et à mesure de leur émergence dans la conscience collective.
La colère populaire va paralyser Washington à partir de Novembre 2010.
Tout d’abord, il y a une réalité populaire très sombre qui est celle de dizaines de millions d’Américains (près de soixante millions dépendent désormais des bons de nourriture) qui n’ont désormais plus d’emploi, plus de maison, plus d’épargne et qui se demandent comment ils vont survivre dans les années à venir.»
Conclusion
La population mondiale atteindra, en 2011, les sept milliards d'habitants. Étant donné que l'essentiel des effectifs (plus de 80 millions de personnes) s'ajoutent chaque année dans les pays en développement il est permis de penser que le taux de vulnérabilité de leurs zones de vie continuera de s'accroître en causant plus de victimes et des dommages plus importants aux établissements humains. Selon Hervé DOMENACH, Démographe, Directeur de recherches à l'Institut de Recherches pour le Développement, «environ 95 % de l’accroissement démographique actuel dans le monde concerne les pays non occidentaux, et la proportion de leurs effectifs dans la population mondiale qui était de 68 % en 1950, atteindrait 87 % en 2050. Si ces estimations devaient se confirmer, on assistera à une formidable redistribution de la population mondiale» Cette réalité devrait entraîner peu à peu un glissement des forces de la gouvernance mondiale vers les pays émergents et les pays dotés de ressources stratégiques majeures.
Le panorama géopolitique mondial sera appelé à changer progressivement et celui qui est prévisible, pour 2011, nous semble celui qui sera marqué par une augmentation des tensions interétatiques, car au fur et à mesure que les économies occidentales continueront de s'enliser dans le fossé abrupt et profond des déficits budgétaires les autres facteurs de déstabilisation agiront sur la gouvernance mondiale. La doctrine de l'intervention armée préventive promue depuis le début du siècle par les États-Unis avec la guerre mondiale contre le terreur pourrait être appliquée par des puissances régionales, mais les prérogatives des grandes puissances continueront de triompher encore longtemps en attisant les points chauds comme la Corée du Nord, le Moyen Orient ou l'environnement créé par la résistance des membres de l'ALBA. Parmi les facteurs déterminants nous aurons les manifestations de la volonté de puissance de la Russie et la stratégie de conquête de la Chine pour les nouvelles sources de matières premières et pour les marchés financiers et économiques en émergence.
Il est indéniable que les guerres d'invasion et d'occupation de l'Irak et de l'Afghanistan ont atteint les limites de leur vie utile en étant, pour l’impérialisme, de plus en plus difficiles à justifier. En Afghanistan, l'armée nationale refondue et dèsormais mieux équipée pour les combats remplacera les forces de la coalition. Un modus operandi «normal» sera alors mis en place avec le support de l'aide militaire et économique des puissances occidentales. L'Afghanistan se transformera en un point d'ancrage continental pour les États-Unis et l'OTAN à l'instar du rôle joué par Israel au Moyen Orient et par la Colombie en Amérique latine.
On peut entrevoir à l’horizon, cependant, une chute lente et inexorable de l'Occident qui s'inscrira dans un mouvement logique obéissant aux contingences créées par son poids démographique de plus en plus faible dans l'ensemble mondial. Des enjeux de forte intensité seront necessaires pour mobiliser l’économie mondiale derrière le maintien de l’hégémonie des grandes puissances. Le déclenchement d’une guerre nucléaire contre l’Iran et la Corée du Nord? Un autre 11 septembre? Une invasion musclée du Venezuela? Pour les stratèges du Pentagone et de la Maison Blanche aucune option ne sera exclue pour sauvegarder les intérêts de la première puissance mondiale.
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